Aller au contenu

À la recherche de la reine : immersion dans notre ruche

Recherche de la reine lors d'une visite de ruche en apiculture amateur

La recherche de la reine est sans doute l’un des moments les plus captivants lors d’une visite de ruche. Cachée parmi plusieurs milliers d’abeilles, la reine se laisse rarement repérer du premier coup d’œil. Chaque inspection devient alors un véritable jeu d’observation, où patience et attention sont de mise.

À travers cette vidéo, nous vous invitons à nous accompagner lors d’une visite réalisée fin mai / début juin, à la suite d’une division d’essaim. Sans prétention et simplement dans le cadre de notre passion pour l’apiculture amateur, nous partageons avec vous ce moment au plus près des abeilles. Ouvrez l’œil… la reine apparaît peut-être à l’écran avant même que nous ne la trouvions !

Visite de la Ruche – Recherche de la Reine – Neuf-Berquin 2026

Pourquoi être à la recherche de la reine ?

Lors d’une visite de ruche, la recherche de la reine n’est pas systématique, mais elle peut s’avérer très utile dans certaines situations. La présence de la reine est un bon indicateur du bon fonctionnement de la colonie. Même lorsqu’elle n’est pas directement observée, la découverte d’œufs très récents ou de jeunes larves permet généralement de confirmer qu’elle est bien présente et qu’elle poursuit sa ponte.

Dans notre cas, cette visite fait suite à une division d’essaim. L’objectif est de vérifier que la nouvelle colonie évolue correctement et, si possible, de retrouver la reine afin de la marquer. Ce marquage consiste simplement à déposer une petite pastille de peinture spécifique sur son thorax. Il ne modifie ni son comportement ni son rôle dans la ruche, mais facilite grandement son repérage lors des visites futures.

Retrouver la reine n’est toutefois pas une tâche facile. Une ruche peut abriter plusieurs dizaines de milliers d’abeilles, et la reine est constamment entourée de ses ouvrières. Elle se déplace rapidement d’un cadre à l’autre et peut facilement passer inaperçue, même pour un apiculteur expérimenté. C’est ce qui rend chaque recherche de la reine aussi passionnante.


Quelle est la différence entre une reine, une ouvrière et un faux bourdon ?

Une colonie d’abeilles est organisée autour de trois types d’individus, chacun ayant un rôle bien précis : la reine, les ouvrières et les faux bourdons.

La reine est la seule femelle pleinement fertile de la ruche. Sa mission principale est d’assurer la ponte afin de renouveler en permanence la population de la colonie. Au printemps, lorsque les conditions sont favorables, elle peut pondre jusqu’à 1 500 à 2 000 œufs par jour. Plus longue que les autres abeilles, elle possède un abdomen allongé et est constamment entourée d’un petit groupe d’ouvrières qui la nourrissent, la nettoient et diffusent ses phéromones dans toute la ruche.

Les ouvrières représentent l’immense majorité des abeilles de la colonie. Ce sont également des femelles, mais elles ne sont pas destinées à se reproduire dans des conditions normales. Au cours de leur vie, elles enchaînent de nombreuses tâches : nettoyage des cellules, nourrissage des larves, production de cire, construction des rayons, ventilation de la ruche, protection de l’entrée, puis récolte du nectar, du pollen, de l’eau et de la résine nécessaire à la fabrication de la propolis.

Les faux bourdons, appelés aussi mâles, sont facilement reconnaissables à leur silhouette plus trapue et à leurs très grands yeux. Contrairement aux ouvrières, ils ne possèdent pas de dard et ne participent ni à la récolte, ni à la fabrication de cire, ni à la défense de la ruche. Leur rôle est exclusivement lié à la reproduction : ils ont pour mission de féconder une jeune reine lors de son vol nuptial. À l’approche de l’automne, lorsqu’ils ne sont plus utiles à la colonie, ils sont généralement expulsés de la ruche par les ouvrières.

Cette organisation très spécialisée permet à la colonie de fonctionner comme un véritable superorganisme, où chaque individu contribue, à sa manière, au développement et à la survie de l’ensemble de la ruche.

Recherche de la reine
Ouvrières de la ruche

Comment se fabrique une reine chez les abeilles ?

Une reine ne naît pas “différente” dès le départ : elle provient d’un œuf fécondé, comme une future ouvrière. La différence se fait ensuite grâce à l’alimentation et à la cellule dans laquelle la larve se développe.

Lorsqu’une colonie a besoin d’une nouvelle reine, après une division d’essaim, un essaimage ou la perte de l’ancienne reine, les abeilles sélectionnent de très jeunes larves. Elles les nourrissent abondamment avec de la gelée royale et construisent autour d’elles une cellule royale, plus grande et orientée vers le bas. En environ 16 jours, la nouvelle reine peut naître. Elle devra ensuite effectuer un ou plusieurs vols de fécondation avant de commencer sa ponte.

Jour 0

Ponte de l’œuf

La future reine provient d’un œuf fécondé, comme une future ouvrière. À ce stade, rien ne permet encore de distinguer son destin.

Jour 3

Naissance de la larve

L’œuf éclot et donne une très jeune larve. Si la colonie a besoin d’une reine, les abeilles peuvent sélectionner cette larve très tôt.

Jours 3 à 8

Nourrissage à la gelée royale

La larve destinée à devenir reine reçoit une alimentation très riche en gelée royale. Ce nourrissage intensif oriente son développement.

Vers jour 8

Fermeture de la cellule royale

Les ouvrières construisent une cellule royale, plus grande qu’une cellule classique et orientée vers le bas. Elle est ensuite operculée.

Jours 9 à 15

Transformation dans la cellule

À l’intérieur de la cellule fermée, la larve se transforme progressivement en nymphe, puis en jeune reine prête à naître.

Jour 16

Naissance de la reine

La jeune reine découpe l’extrémité de sa cellule royale et sort dans la ruche. Elle n’est pas encore prête à pondre.

Jours 20 à 25

Vols de fécondation

Lorsque la météo le permet, la jeune reine quitte la ruche pour être fécondée par des faux bourdons lors d’un ou plusieurs vols nuptiaux.

Jours 23 à 30

Début de la ponte

Après fécondation, la reine commence progressivement à pondre. La présence d’œufs frais devient alors un signe important du bon développement de la colonie.


Quels sont les produits de la ruche que l’on peut découvrir lors d’une recherche de la reine ?

La ruche ne produit pas uniquement du miel. Au fil des saisons, les abeilles fabriquent ou récoltent plusieurs substances naturelles qui jouent chacune un rôle essentiel dans le fonctionnement de la colonie. Certaines sont également très appréciées par l’Homme depuis des siècles. Lors d’une visite de ruche, il est possible d’observer une partie de ces richesses directement sur les cadres ou à l’entrée de la colonie.

Le miel

Le miel est élaboré à partir du nectar des fleurs ou du miellat récolté par les butineuses. Après plusieurs transformations réalisées par les abeilles, il est stocké dans les alvéoles puis operculé avec une fine couche de cire lorsqu’il a atteint un taux d’humidité suffisamment faible. Il constitue la principale réserve alimentaire de la colonie pour les périodes où les ressources sont plus rares.

Découvrez notre article consacré au miel monofloral.

Le pollen

Les butineuses rapportent également du pollen, visible sous forme de petites pelotes colorées accrochées à leurs pattes arrière. Riche en protéines, il sert principalement à nourrir les jeunes larves et participe au développement de toute la colonie. Selon les fleurs visitées, sa couleur peut varier du jaune clair à l’orange, en passant par le rouge ou le brun.

La propolis

La propolis est une résine végétale que les abeilles récoltent sur les bourgeons et l’écorce de certains arbres. Elles l’utilisent comme un véritable matériau de construction : elle permet de colmater les petites fissures, de renforcer certaines zones de la ruche et de contribuer à maintenir un environnement sain à l’intérieur de la colonie.

Découvrez notre dossier sur la propolis.

La gelée royale

La gelée royale est une substance fabriquée par les jeunes abeilles nourrices. Toutes les larves en reçoivent au début de leur développement, mais seule la future reine en bénéficie de façon exclusive et en grande quantité. Cette alimentation particulière est l’un des éléments qui lui permettra de devenir une reine fertile, capable de pondre plusieurs milliers d’œufs par jour en pleine saison.


Questions fréquentes sur la visite de la ruche

Que se passe-t-il s’il y a deux reines dans la même ruche ou plusieurs cellules royales ?

La présence de plusieurs cellules royales est relativement fréquente, notamment à l’approche d’un essaimage ou lorsqu’une colonie souhaite remplacer sa reine. Toutes ne donneront pas forcément naissance à une reine. Il arrive que les abeilles détruisent certaines cellules avant leur éclosion, ou que plusieurs reines naissent à quelques heures d’intervalle.

Si deux reines vierges se retrouvent dans la ruche en même temps, elles finissent généralement par s’affronter jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une. Dans certaines situations particulières, notamment lors d’un remplacement naturel de la reine (appelé supersédure), une jeune reine peut toutefois cohabiter quelques jours avec l’ancienne avant que celle-ci ne disparaisse. À terme, une colonie ne conserve généralement qu’une seule reine, garante de son organisation.


À quoi sert l’enfumoir utilisé pendant la visite de la ruche ?

L’enfumoir produit une fumée froide obtenue à partir de matières végétales sèches. Son objectif n’est pas d’endormir les abeilles, mais de les rendre momentanément plus calmes pendant la visite.

Face à la fumée, les abeilles adoptent un comportement naturel : elles se gorgent de miel en prévision d’un éventuel départ de la colonie, comme lors d’un incendie naturel. Cette réaction les rend généralement moins enclines à défendre immédiatement la ruche. La fumée masque également une partie des phéromones d’alerte émises lorsqu’une abeille pique. Utilisé avec modération, l’enfumoir permet donc de réaliser une visite dans de meilleures conditions, aussi bien pour les abeilles que pour l’apiculteur.


Quel est le récipient situé sous le toit de la ruche et à quoi sert-il ?

Le récipient visible sous le toit est appelé nourrisseur. Il permet à l’apiculteur d’apporter un complément alimentaire lorsque les ressources naturelles sont insuffisantes.

Selon la période de l’année, il peut contenir du sirop sucré, utilisé notamment au printemps ou après la création d’un essaim, ou du candi, une pâte de sucre plus épaisse distribuée principalement en hiver lorsque les abeilles ne peuvent plus sortir butiner. Le nourrisseur facilite cette alimentation sans perturber excessivement la colonie et limite les risques de pillage par d’autres abeilles.


Un essaimage peut-il se produire tous les ans ?

Oui, une colonie en bonne santé peut essaimer chaque année, principalement au printemps, lorsque la population devient très importante et que les conditions sont favorables.

L’essaimage constitue le mode naturel de reproduction de la colonie. L’ancienne reine quitte alors la ruche accompagnée d’une partie des ouvrières pour fonder une nouvelle colonie, tandis qu’une jeune reine prendra sa place dans la ruche d’origine. Les apiculteurs cherchent souvent à anticiper ce phénomène afin d’éviter de perdre une partie des abeilles, notamment en réalisant des divisions d’essaim ou en offrant davantage d’espace à la colonie.


Quelle est la durée de vie d’une reine ?

La reine des abeilles peut vivre entre 3 et 5 ans, et parfois davantage dans de bonnes conditions. Cette longévité est exceptionnelle comparée à celle des ouvrières, qui vivent généralement quelques semaines en pleine saison ou plusieurs mois durant l’hiver.

Avec l’âge, la reine pond progressivement moins d’œufs et la qualité de sa ponte peut diminuer. Les abeilles sont capables de détecter cette évolution grâce aux phéromones qu’elle produit. Lorsque cela devient nécessaire, elles élèvent alors une nouvelle reine qui prendra naturellement sa succession, assurant ainsi la continuité de la colonie.


Naturaly Bailleul – Votre spécialiste des produits de la ruche dans les Flandres

Depuis plus de 1980, nous sélectionnons avec soin des références issues de l’herboristerie traditionnelle et des traditions végétales du monde entier afin de proposer des produits de qualité et des conseils adaptés.

Notre équipe reste à votre disposition pour vous accompagner dans le choix de vos compléments alimentaires et plantes.

Pour découvrir nos conseils, nos nouvelles marques, nos arrivages et nos vidéos pédagogiques, rejoignez-nous également sur :

N’hésitez pas à venir nous rencontrer directement en magasin au cœur des Flandres

👉 Obtenir l’itinéraire vers Naturaly Bailleul

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *