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Pamplemousse ou pomélo ? Ses dérivés en herboristerie

Pamplemousse ou pomélo ? Ses dérivés en herboristerie

Le pamplemousse est un agrume bien connu de nos cuisines, mais il est également à l’origine de plusieurs produits que l’on retrouve en herboristerie. Derrière ce nom familier se cache pourtant une première curiosité botanique : le fruit que nous appelons couramment pamplemousse est le plus souvent un pomélo (Citrus × paradisi). Dans cet article, nous allons éclaircir cette différence et nous intéresser à deux de ses principaux dérivés : l’huile essentielle de pamplemousse et l’extrait de pépins de pamplemousse (EPP), de leur fabrication à leur composition, sans oublier quelques précautions importantes.


On parle de pamplemousse en herboristerie, mais ne serait-ce pas plutôt un pomélo ?

Lorsque l’on parle de pamplemousse en herboristerie, une petite précision botanique s’impose. Le gros agrume que nous trouvons couramment sur les étals en France et que nous appelons « pamplemousse » est généralement… un pomélo !

Le véritable pamplemousse et le pomélo appartiennent tous les deux au genre Citrus, mais il s’agit bien de deux agrumes différents.

Le pamplemoussier véritable (Citrus maxima), parfois appelé Citrus grandis, est une espèce originaire d’Asie du Sud-Est. Il produit de très gros fruits, parfois impressionnants par leur taille, avec une écorce particulièrement épaisse. Sa chair peut être pâle, rosée ou rougeâtre selon les variétés.

Le pomélo (Citrus × paradisi) est quant à lui un agrume hybride apparu beaucoup plus tard dans les Caraïbes. Il serait issu d’un croisement naturel entre le pamplemoussier (Citrus maxima) et l’oranger doux (Citrus × sinensis). C’est principalement ce fruit, plus petit et généralement plus juteux, que nous achetons sous le nom de « pamplemousse » en France.

pamplemousse vs pomélo tout savoir
Pomélo (Citrus × paradisi) – Variété Star Ruby – Neuf-Berquin 2026
feuilles de pamplemousse pomélo neuf berquin
Feuilles de Pomélo (Citrus × paradisi) – Variété Star Ruby – Neuf-Berquin 2026

Cette confusion se retrouve jusque dans le vocabulaire commercial et celui de l’herboristerie. Ainsi, lorsque l’on rencontre un extrait de pépins de pamplemousse ou une huile essentielle de pamplemousse portant la mention botanique Citrus paradisi, il s’agit en réalité du pomélo au sens botanique.


Pamplemousse et pomélo : quelles différences ?

Pamplemousse véritablePomélo
Nom botaniqueCitrus maximaCitrus × paradisi
Nom courant en FrancePamplemousse, parfois pomelo asiatiqueTrès souvent appelé « pamplemousse »
OrigineAsie du Sud-EstCaraïbes
Nature botaniqueEspèceHybride
Parents du fruitCitrus maxima × oranger doux
TailleTrès gros fruitGénéralement plus petit
ÉcorceTrès épaissePlus fine
ChairVariable selon les variétésJaune, rose ou rouge selon les variétés
SaveurDouce à acidulée, avec une amertume variableAcidulée, amère et généralement très juteuse
Fruit couramment vendu en France sous le nom « pamplemousse »Plus rarementOui
Nom rencontré sur de nombreux produits d’herboristerieCitrus maxima selon le produitCitrus paradisi

Cette distinction peut sembler anecdotique, mais elle devient beaucoup plus intéressante lorsque l’on s’intéresse aux produits issus de cet agrume. Pépins, pulpe et écorce ne donnent pas les mêmes préparations et n’ont pas les mêmes usages.

C’est justement ce que nous allons découvrir avec deux dérivés particulièrement connus en herboristerie : l’extrait de pépins de pamplemousse (EPP) et l’huile essentielle — ou plus exactement l’essence — de pamplemousse.


Premier dérivé du pamplemousse : l’huile essentielle

Pour faciliter la lecture, nous continuerons dans la suite de cet article à employer le terme courant de pamplemousse, même si, comme nous venons de le voir, il s’agit généralement du pomélo (Citrus × paradisi).

Parmi les produits issus de cet agrume, l’huile essentielle de pamplemousse est probablement l’un des plus connus en aromathérapie. Fraîche, fruitée et immédiatement reconnaissable à son parfum d’agrume, elle est obtenue à partir de la partie externe de l’écorce du fruit.

Une petite particularité mérite cependant d’être signalée : contrairement à de nombreuses huiles essentielles, celle du pamplemousse n’est généralement pas obtenue par distillation.

huile essentielle de pamplemousse pomélo
Huile essentielle de Pamplemousse – Naturaly Bailleul

Comment fabrique-t-on l’huile essentielle de pamplemousse ?

Pour comprendre cette différence, il faut regarder de plus près l’écorce d’un agrume. La partie colorée située à la surface du fruit contient une multitude de petites poches sécrétrices remplies d’essence aromatique.

L’expérience est d’ailleurs très facile à réaliser avec un pamplemousse, un citron ou une orange : lorsque l’on plie et presse un morceau d’écorce fraîche entre les doigts, de minuscules gouttelettes sont projetées. Ce sont ces composés aromatiques volatils que l’on cherche à récupérer.

Pour le pamplemousse, le procédé traditionnellement employé est donc l’expression mécanique à froid de l’écorce. Celle-ci permet de rompre les poches sécrétrices et de récupérer l’essence qu’elles contiennent, qui est ensuite séparée des autres constituants du jus et de l’écorce.

C’est une différence importante avec la distillation à la vapeur d’eau utilisée pour de nombreuses plantes aromatiques comme la lavande, le thym ou la menthe poivrée. Lors d’une distillation, la vapeur traverse la matière végétale et entraîne les molécules aromatiques volatiles. Après refroidissement et condensation, l’huile essentielle se sépare de l’eau de distillation.

Avec l’expression à froid des zestes d’agrumes, cette étape de distillation n’existe pas.

Pour cette raison, le terme « essence de pamplemousse » est techniquement plus précis pour désigner le produit obtenu directement par expression de l’écorce. Dans le commerce et dans le langage courant de l’aromathérapie, l’appellation « huile essentielle de pamplemousse » reste néanmoins très largement employée.


Quels sont les principaux composants de l’huile essentielle de pamplemousse ?

La composition exacte d’une huile essentielle varie naturellement selon l’origine des fruits, les conditions de culture, leur maturité ou encore le procédé de fabrication. L’huile essentielle de pamplemousse possède néanmoins un profil particulièrement riche en monoterpènes.

Son constituant très largement majoritaire est généralement le limonène, molécule caractéristique que l’on retrouve en grande quantité dans les essences de nombreux agrumes.

On peut également retrouver, en proportions beaucoup plus faibles, différents composés comme le myrcène, l’α-pinène, le β-pinène ou encore certains aldéhydes et alcools terpéniques.

Un autre composé est particulièrement intéressant lorsqu’on parle du parfum du pamplemousse : la nootkatone. Présente en quantité bien plus faible que le limonène, elle contribue fortement à la signature olfactive caractéristique du fruit. C’est un bon exemple pour montrer qu’un composé n’a pas besoin d’être majoritaire pour participer fortement à l’identité aromatique d’une plante.


Quelles sont les caractéristiques de l’huile essentielle de pamplemousse ?

L’huile essentielle de pamplemousse se présente généralement sous la forme d’un liquide fluide, dont la couleur peut aller du jaune pâle à des teintes légèrement orangées selon le produit et son mode d’obtention.

Son odeur est très caractéristique : fraîche, zestée, fruitée et légèrement amère, elle rappelle immédiatement l’écorce fraîche du pamplemousse.

Comme les autres essences riches en limonène, elle est également sensible à l’oxydation. Une bonne conservation est donc importante : le flacon doit être correctement fermé et conservé à l’abri de la lumière et de la chaleur.

Autre caractéristique importante : une essence de pamplemousse obtenue par expression peut contenir certains composés photosensibilisants naturellement présents dans l’écorce. Cette particularité doit être prise en compte lors de son utilisation sur la peau, notamment avant une exposition au soleil ou aux UV.

Enfin, il ne faut pas confondre cette huile essentielle issue de l’écorce du pamplemousse avec l’extrait de pépins de pamplemousse (EPP). Malgré leur nom commun, les deux produits sont obtenus à partir de matières premières et selon des procédés totalement différents.

C’est justement ce deuxième dérivé du pamplemousse que nous allons maintenant découvrir.


Deuxième dérivé du pamplemousse : l’extrait de pépins de pamplemousse

Après l’huile essentielle obtenue à partir de l’écorce, intéressons-nous à un autre produit très courant dans les magasins d’herboristerie : l’extrait de pépins de pamplemousse, généralement désigné par les trois lettres EPP.

Son nom pourrait laisser penser qu’il s’agit simplement d’un jus ou d’une macération de pépins. En réalité, la fabrication et surtout la composition des EPP commercialisés sont plus complexes et peuvent varier sensiblement d’une référence à une autre.

Extrait de pépins de pamplemousse Naturaly Bailleul
Extrait de pépins de Pamplemousse – Naturaly Bailleul

Comment fabrique-t-on un extrait de pépins de pamplemousse ?

L’EPP est élaboré à partir de différentes parties du pamplemousse, principalement les pépins mais aussi, selon les préparations, le péricarpe, c’est-à-dire certaines parties de l’enveloppe du fruit.

La matière végétale est transformée afin d’en extraire les composés recherchés, puis l’extrait obtenu est incorporé dans une préparation liquide. Contrairement à l’huile essentielle de pamplemousse, il ne s’agit donc ni d’une distillation à la vapeur d’eau ni d’une simple expression à froid du zeste.

La composition du produit fini dépend ensuite fortement du fabricant. On peut notamment retrouver de la glycérine, de la vitamine C ou différents supports et ingrédients destinés à stabiliser et à standardiser la préparation.

C’est pourquoi deux flacons portant tous les deux la mention « extrait de pépins de pamplemousse » ne possèdent pas nécessairement la même composition ni la même concentration.


Que contient un extrait de pépins de pamplemousse ?

Le pamplemousse contient naturellement différents composés végétaux, notamment des flavonoïdes, une grande famille de molécules également présente dans de nombreux fruits et légumes.

Les EPP du commerce peuvent ainsi être caractérisés par leur teneur annoncée en bioflavonoïdes, mais il est important de regarder la composition complète du produit plutôt que de se fier uniquement à son appellation.

Prenons l’exemple de l’EPP proposé dans notre herboristerie. Sa formule associe un extrait de péricarpes de pamplemousse bio (Citrus paradisi) et un extrait de pépins de pamplemousse bio, avec de la glycérine et du sirop d’agave biologiques ainsi que de l’acide ascorbique (vitamine C).

Il affiche une teneur de 1 200 mg de bioflavonoïdes et contient donc, malgré son appellation courante d’extrait de « pépins », des constituants provenant de plusieurs parties du fruit.

Cet exemple montre pourquoi la lecture de l’étiquette est particulièrement utile pour comprendre ce que contient réellement un EPP.


Quelles sont les caractéristiques de l’EPP ?

L’extrait de pépins de pamplemousse se présente généralement sous la forme d’un liquide concentré à utiliser en petites quantités, souvent comptées en gouttes. Les modalités d’utilisation et les concentrations variant d’une référence à l’autre, il convient de suivre les recommandations propres au produit choisi.

Il faut également distinguer clairement l’EPP de l’huile essentielle présentée précédemment. L’huile essentielle de pamplemousse est une fraction aromatique et lipophile provenant principalement du zeste, tandis que l’EPP est un extrait formulé à partir de pépins et/ou d’autres parties du fruit. Leur composition chimique et leur mode de fabrication sont donc très différents.

Enfin, le pamplemousse est particulièrement connu pour ses interactions avec certains médicaments. Il ne faut toutefois pas transposer automatiquement au moindre extrait toutes les données concernant la consommation du fruit ou de son jus : la composition varie selon les préparations. Par prudence, en cas de traitement médicamenteux, il est donc préférable de demander l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant d’utiliser un extrait de pépins de pamplemousse.


Notre vidéo sur le pamplemousse et ses dérivés

Pour compléter cet article, retrouvez également notre vidéo consacrée au pomélo et à ses principaux dérivés en herboristerie. Une vidéo réalisée à mes débuts, directement dans ma serre, avec une approche très concrète : découverte du fruit sur l’arbre, coupe du pomélo, observation de sa chair et de son écorce, puis explications autour de l’extrait de pépins de pamplemousse et de son huile essentielle.

Une façon simple et visuelle de passer de la plante aux produits que l’on retrouve ensuite en herboristerie.


Nos produits à base de pamplemousse

À l’herboristerie Naturaly Bailleul, nous proposons différents produits à base de pamplemousse permettant de retrouver les deux grandes préparations présentées dans cet article : l’huile essentielle de pamplemousse, issue de l’écorce du fruit, et l’extrait de pépins de pamplemousse (EPP).

Retrouvez ci-dessous notre sélection disponible au magasin et découvrez les caractéristiques de chaque référence.


Questions fréquentes autour du pamplemousse en herboristerie

Pourquoi n’abordez-vous pas davantage les bienfaits de ces produits dans cet article ?

Nous avons volontairement choisi de consacrer cet article principalement à la botanique du pamplemousse, à la fabrication et à la composition de ses différents dérivés plutôt que de dresser une longue liste de propriétés thérapeutiques. Les huiles essentielles et compléments alimentaires sont soumis à une réglementation précise concernant les allégations qui peuvent leur être attribuées, et toutes les utilisations traditionnellement citées en herboristerie ne correspondent pas nécessairement à des allégations de santé officiellement autorisées.

La recherche continue par ailleurs d’étudier de nombreux constituants du pamplemousse et leurs effets potentiels, mais une étude expérimentale ou un résultat préliminaire ne suffit pas à démontrer un bénéfice chez l’être humain. Enfin, ces produits ne sont pas anodins : risques d’interactions médicamenteuses, précautions d’emploi, concentrations variables et photosensibilisation selon les préparations doivent également être pris en considération. Nous préférons donc présenter des informations documentaires et prudentes et vous conseiller individuellement au magasin lorsque cela est nécessaire.


Le pamplemousse est-il photosensibilisant ?

Il faut surtout distinguer le fruit que l’on mange de certains produits obtenus à partir de son écorce. L’essence de pamplemousse obtenue par expression du zeste peut contenir des furocoumarines, molécules capables d’augmenter la sensibilité de la peau aux rayonnements ultraviolets. Après une application cutanée d’un produit concerné, une exposition au soleil ou aux UV peut ainsi favoriser l’apparition de réactions cutanées.

Cette caractéristique dépend cependant du mode d’obtention et de la composition de l’huile essentielle. Une huile obtenue ou rectifiée de manière à éliminer certains composés photosensibilisants n’aura pas nécessairement le même profil. Il convient donc de consulter les précautions indiquées par le fabricant et, dans le doute, d’éviter l’exposition solaire après une utilisation cutanée.

Cette particularité n’est d’ailleurs pas propre au pamplemousse : plusieurs essences d’agrumes exprimées à froid peuvent être concernées, la bergamote constituant l’un des exemples les plus connus.


Quelles autres huiles essentielles d’agrumes trouve-t-on dans notre magasin ?

Le pamplemousse n’est qu’un représentant de la grande famille des Rutacées. À l’herboristerie Naturaly Bailleul, nous proposons également plusieurs huiles essentielles et essences provenant d’autres agrumes : orange douce, mandarine rouge, citron et bergamote, auxquelles s’ajoutent deux produits particulièrement intéressants issus du bigaradier (Citrus aurantium).

Un même agrume peut en effet fournir plusieurs produits aromatiques selon la partie de la plante utilisée. Chez le bigaradier, le petit grain bigaradier est obtenu principalement à partir des feuilles et jeunes rameaux, tandis que le précieux néroli provient de la distillation de ses fleurs. L’écorce du fruit peut quant à elle fournir l’essence d’orange amère.

Notre article sur le bigaradier et ses dérivés.

Cette diversité montre bien que, derrière le terme général d’« huile essentielle d’agrumes », se cachent des produits aux origines botaniques, parties utilisées, compositions aromatiques et modes d’obtention très différents.


Et la culture du pamplemousse chez soi dans les Hauts-de-France ?

Une culture possible, mais exigeante sous notre climat

Cultiver un pamplemoussier ou un pomélo dans les Hauts-de-France est possible, mais demande davantage de précautions que sous un climat méditerranéen. Cet agrume apprécie la chaleur, la lumière et un sol bien drainé. Il supporte mal les terres durablement engorgées d’eau et, surtout, reste sensible au gel.

La culture en pleine terre est donc particulièrement délicate dans notre région. Les fruits sont notamment vulnérables aux températures négatives, et une période froide peut compromettre une récolte qui a demandé de longs mois de maturation. Une culture en serre, véranda lumineuse ou grand pot pouvant être hiverné constitue une solution beaucoup plus réaliste dans les Flandres. Même sous serre, il faut rester attentif aux températures hivernales, à l’humidité du substrat et à l’aération.

C’est d’ailleurs tout l’intérêt de pouvoir observer cet agrume sous notre climat : obtenir un bel arbre est une chose, réussir à le faire fleurir, fructifier puis mener ses fruits jusqu’à maturité en est une autre !


Fabriquer soi-même les dérivés du pamplemousse est une autre histoire

Disposer de quelques fruits cultivés à la maison ne permet pas pour autant de reproduire facilement les différents dérivés du pamplemousse disponibles dans le commerce. Leur fabrication peut nécessiter des quantités importantes de matière première ainsi que des procédés et équipements spécifiques.

L’obtention d’une huile essentielle à partir du zeste, par exemple, repose sur des procédés d’extraction adaptés et demande une quantité de fruits sans commune mesure avec une petite récolte familiale. De même, la réalisation d’extraits concentrés et correctement standardisés ne se résume pas à faire macérer quelques pépins ou morceaux de fruit à la maison.

La culture domestique du pamplemoussier présente donc surtout un formidable intérêt botanique, pédagogique et gourmand : observer la plante, sa floraison, la formation des fruits et, avec un peu de patience, déguster sa propre récolte.


Naturaly Bailleul – Votre magasin bien-être dans les Flandres

Chez Naturaly Bailleul, nous accordons une grande importance à la compréhension des produits naturels et à la pédagogie autour de leur utilisation.

Pour découvrir nos conseils, nos nouveautés, nos marques, nos vidéos pédagogiques et nos prochaines rencontres avec les thérapeutes du secteur, retrouvez-nous également sur :

Nous serons également ravis de vous accueillir directement dans notre magasin, au cœur des Flandres.

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