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Huiles essentielles : 5 questions que vous nous posez chez Naturaly

Huiles essentielles 5 questions que vous nous posez chez Naturaly

Essence ou huile essentielle, photosensibilisation, utilisation par voie orale, usages chez les animaux ou encore quantité de plantes nécessaire à la fabrication d’un flacon : certaines questions reviennent régulièrement au magasin Naturaly à Bailleul.

Nous avons regroupé ici 5 questions autour des huiles essentielles pour revenir sur quelques notions importantes, mais aussi découvrir des aspects parfois moins connus de leur fabrication et de leurs utilisations.


Sommaire

Essence ou huile essentielle : quelle différence ?

Dans le langage courant, les termes essence et huile essentielle sont souvent utilisés comme des synonymes. Pourtant, en aromathérapie, ils ne désignent pas exactement la même chose.

La différence tient principalement au mode d’obtention du produit aromatique. Une huile essentielle est généralement obtenue par distillation à la vapeur d’eau, tandis que le terme essence est notamment utilisé pour les produits obtenus par expression mécanique des zestes d’agrumes.

Qu’est-ce qu’une huile essentielle ?

Une huile essentielle est un produit aromatique concentré obtenu à partir d’une matière première végétale, le plus souvent par distillation à la vapeur d’eau.

Selon la plante, différentes parties peuvent être distillées : les fleurs, les feuilles, les sommités fleuries, les rameaux, le bois, les racines ou encore les graines.

C’est par exemple le cas de nombreuses références que l’on retrouve en aromathérapie :

  • huile essentielle de lavande vraie, obtenue par distillation des sommités fleuries ;
  • huile essentielle de menthe poivrée, obtenue à partir des parties aériennes ;
  • huile essentielle de tea tree, obtenue par distillation des feuilles et rameaux ;
  • huile essentielle de ravintsara, obtenue notamment à partir des feuilles.

Qu’est-ce qu’une essence ?

Le terme essence est particulièrement important lorsqu’on parle des agrumes.

Pour le citron, l’orange douce, le pamplemousse ou encore la bergamote, les composés aromatiques sont présents en grande quantité dans de petites poches situées dans la partie externe de l’écorce.

Ils peuvent être récupérés par expression mécanique à froid du zeste, sans passer par une distillation à la vapeur d’eau.

On parlera alors plus précisément d’essence de citron, d’essence d’orange douce ou d’essence de pamplemousse.

Dans le commerce, l’appellation « huile essentielle » reste néanmoins très couramment employée pour ces produits. Il n’est donc pas inhabituel de voir un flacon vendu sous le nom d’« huile essentielle de citron » alors que son mode d’obtention correspond techniquement à une essence.

Huile essentielle ou essence – Naturaly Bailleul

Essence et huile essentielle : le tableau comparatif

Huile essentielleEssence
Mode d’obtention courantDistillation à la vapeur d’eauExpression mécanique
Plantes concernéesTrès nombreuses plantes aromatiquesPrincipalement les agrumes
Parties utiliséesFeuilles, fleurs, rameaux, bois, racines, graines…Principalement le zeste
ExemplesLavande vraie, tea tree, menthe poivrée, ravintsaraCitron, orange douce, pamplemousse, bergamote
Terme rencontré sur les flaconsHuile essentielleEssence ou, très souvent, huile essentielle

Pourquoi trouve-t-on quand même « huile essentielle de citron » ?

C’est principalement une question d’usage et de compréhension par le consommateur. Le terme « huile essentielle » est aujourd’hui beaucoup plus connu du grand public que celui d’« essence ».

Il faut donc surtout regarder le procédé d’obtention indiqué par le fabricant. Une mention telle que « zeste exprimé à froid » permet de comprendre que l’on se trouve devant une essence d’agrume, même lorsque la face avant du flacon indique « huile essentielle ».

C’est une petite différence de vocabulaire, mais elle permet de mieux comprendre ce que contient réellement le flacon que l’on achète.


Pourquoi certaines huiles essentielles sont-elles photosensibilisantes ?

C’est une précaution que nous évoquons régulièrement au magasin : certaines huiles essentielles ou essences peuvent augmenter la sensibilité de la peau au soleil. On pense immédiatement aux agrumes, mais le raccourci « agrume = photosensibilisant » n’est pas tout à fait juste.

La photosensibilisation dépend avant tout de la composition du produit aromatique et de son mode d’obtention.

À quoi est due la photosensibilisation ?

Elle est principalement liée à la présence de certaines molécules appelées furocoumarines, notamment des composés comme le bergaptène.

Lorsqu’elles sont présentes sur la peau et exposées aux rayons ultraviolets, ces substances peuvent provoquer une réaction phototoxique. Celle-ci peut se manifester par des rougeurs, une sensation de brûlure, voire l’apparition secondaire de zones fortement pigmentées.

C’est pourquoi certaines huiles essentielles ou essences nécessitent d’éviter l’exposition au soleil et aux UV après une application cutanée, en respectant les précautions et le délai indiqués par le fabricant.

Les agrumes sont-ils tous photosensibilisants ?

Non, et c’est justement là que la confusion est fréquente.

Les furocoumarines se trouvent notamment dans les parties externes de certains agrumes. Les essences obtenues par expression du zeste peuvent donc en contenir.

C’est notamment le cas de la bergamote exprimée, particulièrement connue pour son caractère phototoxique, mais aussi de certaines essences de citron ou de pamplemousse.

À l’inverse, l’orange douce n’est généralement pas considérée comme phototoxique, malgré son appartenance à la famille des agrumes.

Le mode d’extraction peut également changer la situation. Une huile essentielle d’agrume obtenue par distillation peut présenter un profil différent de l’essence obtenue par expression du zeste. Il existe également des huiles essentielles de bergamote dites « sans bergaptène » ou FCF, dont les composés phototoxiques ont été retirés.

essence et huile essentielle citron et petit grain
Deux agrumes, mais deux profils différents : l’essence de citron exprimée à froid est photosensibilisante, tandis que l’huile essentielle de petit grain bigaradier, distillée à partir des feuilles et jeunes rameaux, ne l’est pas.

Quelques exemples pour mieux s’y retrouver

Produit aromatiqueMode d’obtention courantPhotosensibilisation
BergamoteExpression du zesteOui, importante
CitronExpression du zesteOui
PamplemousseExpression du zestePotentiellement phototoxique
Orange douceExpression du zesteGénéralement non phototoxique
MandarineExpression du zesteGénéralement non phototoxique
Bergamote FCF / sans bergaptèneEssence dont certaines furocoumarines ont été retiréesFortement réduite / selon spécifications du produit

Ce tableau donne des repères généraux : la variété botanique, le procédé d’extraction et la composition exacte du produit doivent toujours être pris en compte.

Le bon réflexe avant de s’exposer au soleil

Il ne suffit donc pas de retenir que « les huiles essentielles d’agrumes sont photosensibilisantes ». Certaines le sont, d’autres beaucoup moins ou ne sont pas considérées comme phototoxiques dans leurs conditions habituelles d’utilisation.

Après l’application cutanée d’une huile essentielle ou d’une essence susceptible d’être photosensibilisante, le plus prudent est de respecter scrupuleusement les indications du fabricant concernant l’exposition au soleil et aux UV.

Chez Naturaly, c’est aussi pour cette raison que nous conseillons de regarder au-delà du simple nom de la plante : le nom botanique, la partie utilisée, le mode d’extraction et les précautions du produit apportent des informations essentielles pour bien choisir et utiliser son huile essentielle.


Pourquoi mettre une huile essentielle sur un support avant de la consommer ?

Certaines huiles essentielles peuvent être utilisées par voie orale, à condition que cette utilisation soit prévue pour le produit concerné et que les doses et précautions indiquées soient respectées. Une question revient alors régulièrement au magasin : pourquoi faut-il déposer les gouttes sur un support plutôt que les avaler directement ou les mettre dans un verre d’eau ?

Le support facilite la prise et évite notamment le contact direct d’une huile essentielle pure, extrêmement concentrée, avec les muqueuses de la bouche.

Quels supports peut-on utiliser ?

Plusieurs supports sont couramment employés. Leur intérêt n’est toutefois pas exactement le même.

SupportPeut-on l’utiliser ?Particularité
Comprimé neutreOuiSpécialement conçu pour recevoir quelques gouttes d’huile essentielle
MielOuiFacile à utiliser et agréable en bouche
SucreOuiSupport simple qui absorbe les gouttes
Mie de painOuiSolution pratique pour une prise ponctuelle
Huile végétale alimentaireOuiParticulièrement adaptée car les huiles essentielles sont liposolubles
EauNon, pas directementL’huile essentielle ne se mélange pas naturellement à l’eau

Le comprimé neutre constitue une solution pratique, mais une petite quantité d’huile végétale alimentaire est également intéressante lorsque l’on souhaite disperser davantage l’huile essentielle.

miel de garrigue et huile essentielle de thym
Petit mix provençal : miel de garrigue et huile essentielle de thym vulgaire à linalol.

Pourquoi les huiles essentielles ne se mélangent-elles pas à l’eau ?

C’est une propriété physique importante à connaître : les huiles essentielles sont principalement constituées de molécules lipophiles et hydrophobes.

Autrement dit, elles présentent une affinité pour les corps gras mais très peu pour l’eau.

Si l’on dépose quelques gouttes d’huile essentielle dans un verre d’eau, elles ne sont donc pas véritablement diluées. Elles restent sous forme de gouttelettes à la surface ou dispersées temporairement, avant de se regrouper.

Même en mélangeant vigoureusement, on ne réalise qu’une dispersion momentanée.

Boire ce verre peut donc conduire à avaler une goutte d’huile essentielle presque pure, avec un contact concentré au niveau des muqueuses. Ajouter une huile essentielle directement dans une tisane pose exactement le même problème, même lorsque l’eau est chaude.

Support ne signifie pas automatiquement « sans risque »

Déposer une huile essentielle sur du miel, du sucre ou un comprimé neutre ne rend pas pour autant toutes les huiles essentielles consommables.

La voie orale dépend de l’huile essentielle concernée, de sa composition, de la quantité utilisée, de la durée d’utilisation et de la personne qui la consomme. Certaines huiles essentielles ne sont pas adaptées à cette voie ou nécessitent un encadrement professionnel.

Le premier réflexe reste donc de vérifier que le fabricant prévoit explicitement une utilisation par voie orale et de respecter son dosage et ses précautions d’emploi. En cas de doute, notamment chez l’enfant, pendant la grossesse ou l’allaitement, en cas de traitement médicamenteux ou d’utilisation prolongée, l’avis d’un professionnel de santé est recommandé.


Les huiles essentielles sont-elles uniquement utilisées chez l’homme ?

Lorsque l’on parle d’huiles essentielles, on pense généralement à l’aromathérapie humaine : diffusion dans l’air, application locale et, pour certaines huiles essentielles et dans des conditions bien précises, utilisation par voie orale.

Pourtant, leurs usages ne s’arrêtent pas à l’être humain. Les substances aromatiques produites par les plantes intéressent également la médecine vétérinaire, l’élevage et la production végétale. Certaines applications sont déjà utilisées, tandis que d’autres font encore l’objet de recherches et d’expérimentations.

Chez l’homme, plusieurs voies d’utilisation

Selon l’huile essentielle et le produit concerné, différentes utilisations peuvent être rencontrées :

  • diffusion atmosphérique ;
  • application cutanée, généralement après dilution lorsque cela est nécessaire ;
  • voie orale pour les produits et huiles essentielles pour lesquels cette utilisation est prévue.

Chaque voie possède ses propres précautions : une huile essentielle adaptée à la diffusion n’est pas automatiquement adaptée à toutes les autres utilisations.

diffuseur d'huile essentielle
Usage par diffusion atmosphérique

Et chez les animaux ?

Les huiles essentielles peuvent également être rencontrées dans le domaine vétérinaire. Mais il serait dangereux de simplement transposer les usages humains à son chien, son chat ou tout autre animal.

Les espèces animales ne possèdent pas toutes les mêmes capacités métaboliques et peuvent présenter des sensibilités très différentes à certains constituants aromatiques. Les chats sont notamment connus pour nécessiter une vigilance particulière vis-à-vis de plusieurs substances présentes dans les huiles essentielles.

L’utilisation d’une huile essentielle sur un animal doit donc être envisagée avec l’accord et les recommandations d’un vétérinaire, en tenant compte de l’espèce, du poids, de l’âge, de l’état de santé et du produit utilisé.

Plus étonnant : les huiles essentielles intéressent aussi l’agriculture

C’est probablement l’utilisation la moins connue du grand public.

Les huiles essentielles et certains de leurs constituants sont étudiés en protection des cultures pour leurs propriétés biologiques vis-à-vis de certains champignons, bactéries, insectes ou autres organismes susceptibles d’affecter les végétaux.

On retrouve notamment des travaux portant sur des huiles essentielles riches en molécules comme le thymol, le carvacrol, l’eugénol ou certains terpènes.

Les applications étudiées sont diverses : traitements foliaires, fumigation ou diffusion en atmosphère contrôlée, protection après récolte, traitement des fruits et utilisation de formulations permettant de mieux disperser ou stabiliser les composés aromatiques.

Il ne s’agit toutefois pas simplement de pulvériser une huile essentielle du commerce sur ses plantes. Les concentrations, formulations et conditions d’application sont déterminantes, car certaines huiles essentielles peuvent également être phytotoxiques pour le végétal que l’on souhaite protéger.

Des recherches jusque dans les agrumes

L’agrumiculture constitue justement un domaine intéressant. Des recherches portent sur l’utilisation de composés d’origine végétale et de substances antimicrobiennes administrés directement aux arbres, notamment par des systèmes d’injection dans le tronc, afin d’étudier leur capacité à atteindre les tissus internes.

On rencontre également de nombreux travaux sur l’utilisation d’huiles essentielles et de leurs constituants pour la protection des agrumes après récolte, notamment face à certains champignons responsables de leur détérioration.

Ces techniques ne correspondent pas à l’utilisation domestique d’une huile essentielle : certaines restent expérimentales ou nécessitent des formulations, du matériel et un cadre réglementaire spécifiques.

De l’aromathérapie à la protection des plantes

DomaineExemples d’utilisation des huiles essentielles
HumainDiffusion, application cutanée, certaines utilisations par voie orale
VétérinaireApplications spécifiques sous contrôle et conseil vétérinaire
ÉlevageRecherche et utilisation de certains composés aromatiques selon les productions
Production végétaleÉtudes sur traitements foliaires, activité antifongique, antibactérienne ou insecticide
Après récolteProtection expérimentale ou appliquée de certains fruits contre des microorganismes
Recherche agronomiqueFormulations, encapsulation, diffusion ou administration de substances actives aux végétaux

Les huiles essentielles sont donc loin d’être exclusivement destinées à l’aromathérapie humaine. Elles constituent des mélanges complexes de molécules produites par les végétaux, dont les propriétés intéressent aujourd’hui des domaines aussi différents que la médecine vétérinaire, l’agronomie ou la conservation des récoltes.


Pourquoi faut-il parfois autant de plantes pour fabriquer un petit flacon d’huile essentielle ?

Un flacon d’huile essentielle ne contient souvent que 5 ou 10 ml, et pourtant sa fabrication peut nécessiter une quantité impressionnante de matière végétale.

Cette différence s’explique par le rendement en huile essentielle, c’est-à-dire la quantité que l’on parvient à extraire d’une quantité donnée de plante. Et ce rendement varie énormément d’une espèce à l’autre.

Toutes les plantes ne produisent pas la même quantité d’huile essentielle

Les molécules aromatiques sont présentes dans des structures spécialisées de la plante : poils glandulaires, poches sécrétrices, canaux… Mais leur concentration est extrêmement variable.

Certaines plantes aromatiques présentent un rendement relativement intéressant, tandis que d’autres ne fournissent qu’une très faible quantité d’huile essentielle après distillation.

La partie récoltée, la variété, le lieu de culture, les conditions climatiques, le stade de développement de la plante ou encore le moment de la récolte peuvent également faire varier le rendement.

De quelques kilos à plusieurs tonnes de plantes

Les chiffres exacts varient fortement selon l’origine et les conditions de production, mais les ordres de grandeur permettent de comprendre les différences entre les huiles essentielles.

PlanteRendement indicatifPour obtenir environ 1 kg d’HE
Lavande vraieEnviron 0,5 à 2 %Environ 50 à 200 kg de sommités fleuries
Menthe poivréeEnviron 0,5 à 2 %Environ 50 à 200 kg de plante
Rose de DamasEnviron 0,02 à 0,05 %Environ 2 à 5 tonnes de fleurs
Mélisse officinaleSouvent autour de 0,01 à 0,3 % selon les conditionsDe plusieurs centaines de kilos à plusieurs tonnes
AgrumesRendement très variable selon l’espèceLes essences sont généralement obtenues par expression du zeste, et non par distillation

Ces valeurs doivent être considérées comme des ordres de grandeur : deux récoltes d’une même espèce peuvent présenter des rendements différents.

Pourquoi la rose et la mélisse coûtent-elles si cher ?

Le rendement permet de comprendre une grande partie des différences de prix que l’on observe au magasin.

La rose de Damas (comme d’autres variétés de roses) en est un exemple spectaculaire. Il faut plusieurs tonnes de pétales fraîchement récoltés pour produire environ un kilogramme d’huile essentielle. La récolte des fleurs demande par ailleurs énormément de travail et doit être réalisée dans des conditions précises.

La mélisse officinale possède elle aussi un rendement particulièrement faible. Une véritable huile essentielle de Melissa officinalis nécessite donc une quantité considérable de matière végétale pour quelques millilitres de produit.

Mélisse (feuille) 100 g – tisane Melissa officinalis citronnelle thé de France – herboristerie plantes en vrac – Naturaly Bailleul Flandres
Feuilles de mélisse

À l’inverse, une plante présentant un meilleur rendement permettra généralement de produire davantage d’huile essentielle avec une même quantité de matière première.

Un petit flacon représente donc beaucoup de plante

C’est finalement ce que l’on oublie facilement lorsque l’on tient un flacon de 5 ou 10 ml dans la main : une huile essentielle est un produit végétal extrêmement concentré.

Le prix ne dépend évidemment pas uniquement du rendement. Le mode de culture, la récolte manuelle ou mécanisée, l’origine géographique, la certification biologique, le coût de la distillation et les contrôles qualité entrent également en compte.

Mais le rendement explique pourquoi 10 ml de lavande peuvent rester relativement accessibles alors que quelques millilitres de rose ou de véritable mélisse atteignent rapidement un prix beaucoup plus élevé.

C’est aussi une bonne raison de ne pas comparer deux huiles essentielles uniquement en fonction de la taille de leur flacon : derrière quelques millilitres peuvent se cacher des quantités de plantes radicalement différentes.


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